Yutaka Fujioka, le rêveur qui voulut conquérir l'Amérique
Sans Yutaka Fujioka, il n'y aurait ni Lupin III animé, ni Château de Cagliostro, ni Cobra, ni Telecom Animation Film — et la trajectoire de Miyazaki, Takahata, Ōtsuka et Kondō aurait suivi un autre cours. Fondateur de Tokyo Movie en 1964, ancien fabricant de gants devenu animateur de marionnettes, Fujioka a bâti l'un des plus grands studios d'animation du monde, formé une génération entière à l'animation occidentale, et nourri une ambition unique : faire entrer l'animation japonaise sur le marché américain par la grande porte. Cette ambition prit la forme d'un projet pharaonique — Little Nemo — qui mobilisa George Lucas, Ray Bradbury, Mœbius, Frank Thomas et les futurs maîtres de Ghibli pendant plus d'une décennie, dévora plus de cinq milliards de yens, et précipita la chute de son propre studio. Figure tragique et visionnaire, Fujioka est le pendant exact de Tōru Hara : un bâtisseur qui a structuré l'animation japonaise avant de perdre la structure qu'il avait créée.
Wakayama · Japon
68 ans
22 octobre 1946 · textile
animateur stop-motion
1964 · puis TMS · 1977
fondée en 1975
1981-1989 · development hell
après l'échec de Little Nemo
Cobra · Lady Oscar · Akira
Wakayama, les gants, les marionnettes
Yutaka Fujioka (藤岡 豊) naît le 19 juin 1927 — à Wakayama selon les bases biographiques disponibles. Sa trajectoire ne commence pas dans l'animation, mais dans l'industrie textile de l'immédiat après-guerre. Le 22 octobre 1946, à dix-neuf ans, il fonde une manufacture de gants : Asahi Gloves Manufacturing Co., Ltd. Cette date et cette société ne sont pas une anecdote : elles constituent juridiquement la « moitié » la plus ancienne de la généalogie d'entreprise qui deviendra TMS — raison pour laquelle TMS revendique officiellement 1946 comme année de fondation.
L'entrée de Fujioka dans l'animation se fait par une voie singulière : le stop-motion. Il travaille comme animateur de marionnettes chez MOM Production — studio japonais connu pour avoir sous-traité l'animation image par image des spéciaux télévisés de Rankin/Bass (les classiques de Noël américains). Cette formation initiale au stop-motion, et surtout l'exposition précoce au modèle économique de la sous-traitance pour l'Amérique, façonneront toute sa vision : Fujioka pensera l'animation, dès l'origine, comme une activité transpacifique.
C'est une différence fondamentale avec la plupart de ses contemporains. Là où les fondateurs de Toei ou de Tatsunoko pensent d'abord le marché domestique japonais, Fujioka a, dès les années 1950, l'Amérique en ligne de mire. Cette obsession sera sa force et, quarante ans plus tard, sa perte.
Tokyo Ningyo Cinema — l'échec fondateur
La première tentative de Fujioka pour diriger son propre studio d'animation s'appelle Tokyo Ningyo Cinema (東京人形シネマ, littéralement « Tokyo Doll Cinema », le cinéma de marionnettes de Tokyo). Le nom dit tout : Fujioka part de son métier d'origine, l'animation de poupées et marionnettes en stop-motion.
Le studio échoue. Les sources convergentes (Ghibli Fandom, TV Tropes, AVID) sont unanimes : Tokyo Ningyo Cinema ferme, et c'est à la suite de cet échec que Fujioka réoriente l'activité. Cet échec est fondateur au sens propre : il provoque la mutation qui donnera naissance à Tokyo Movie. Comme Tōru Hara tirera de l'échec commercial de Hols la conviction qu'il faut un autre modèle de studio, Fujioka tire de la faillite de Tokyo Ningyo Cinema la décision de passer du stop-motion à l'animation dessinée — et de s'appuyer sur la structure industrielle qu'il possède déjà, Asahi Gloves.
1964 — Tokyo Movie et le premier Big X
En 1964, Fujioka relance l'activité animation sous le nom de Tokyo Movie (東京ムービー, Tōkyō Mūbī). Le studio est créé l'année même où Mushi Production de Tezuka domine la jeune industrie de l'anime télévisé né en 1963 avec Astro Boy. La première production de Tokyo Movie est, précisément, une adaptation animée d'une œuvre de Tezuka : Big X (1964).
Mais Tokyo Movie a un défaut structurel majeur : très peu d'animateurs en propre. Fujioka est un producteur et un entrepreneur, pas un chef d'atelier d'animation. Pour produire, il doit s'appuyer sur un studio d'animation partenaire. Ce sera A Production (エイプロダクション), fondée en 1965 par d'anciens vétérans de Toei Dōga — Daikichirō Kusube, Osamu Kobayashi, Tsutomu Shibayama. Le modèle se met en place : Tokyo Movie produit et gère, A Production anime.
Ce modèle de séparation entre la production (Tokyo Movie) et l'atelier d'animation (A Production) est l'une des matrices d'organisation les plus importantes de l'animation japonaise. Il préfigure exactement le rapport que Fujioka instituera plus tard avec Telecom, et plus largement la logique de sous-traitance qui structure toute l'industrie.
A Production et l'âge Fujiko Fujio
La fin des années 1960 est le premier âge d'or de Tokyo Movie, porté par l'association avec A Production et par l'adaptation des œuvres du duo de mangakas Fujiko Fujio. Le studio adapte Obake no Q-Tarō, Perman, Kaibutsu-kun — séries populaires qui installent Tokyo Movie comme un acteur majeur de l'animation télévisuelle japonaise.
Le studio adapte aussi des classiques de la littérature occidentale (Moomin) et des mangas de sport — dont Kyojin no Hoshi (Star of the Giants, 1968), monument du spokon (manga sportif) sur le baseball, et Attack No.1 (Les Attaquantes), l'un des premiers anime visant explicitement un public féminin.
C'est durant cette période que se forme l'écosystème humain qui fera la gloire ultérieure du studio. A Production attire et forme des animateurs qui deviendront légendaires. Lorsque, en 1971, Takahata, Miyazaki et Kotabe quittent Toei, c'est précisément vers A Production qu'ils se dirigent — entrant ainsi dans l'orbite Fujioka. Le destin de la future génération Ghibli et celui de Fujioka commencent à se croiser.
Tokyo Movie Shinsha 1977 — l'âge d'or
En 1976-1977, Fujioka restructure profondément l'entreprise. Tokyo Movie devient Tokyo Movie Shinsha (東京ムービー新社, « Nouvelle Société Tokyo Movie »), désormais à la fois bras de production-vente et studio d'animation doté de ses propres animateurs — Tokyo Movie ne dépend plus exclusivement d'A Production. C'est le « TMS » tel que l'histoire le retiendra.
Sous la houlette de Fujioka, TMS produit dans les années 1970-1980 une succession d'œuvres qui sont aujourd'hui des piliers du patrimoine de l'animation mondiale :
- La franchise Lupin III — séries TV (1971, 1977) et le film Lupin III : Le Château de Cagliostro (1979), première réalisation de Hayao Miyazaki.
- Ashita no Joe et son film de 1980, sommet du drame animé de Dezaki.
- Space Adventure Cobra — Le Film (1982) de Dezaki, dont Fujioka est producteur — déjà documenté dans le corpus SAKUGAART.
- Golgo 13 (1983), pionnier de l'imagerie de synthèse dans l'animation japonaise.
- La Rose de Versailles / Lady Oscar et Ulysse 31 (1981, coproduction avec le français DiC) — déjà au corpus.
- Akira (1988) de Katsuhiro Ōtomo — produit dans l'orbite TMS.
Cette filmographie fait de Fujioka l'un des producteurs les plus structurants de l'histoire de l'animation japonaise. Mais elle ne le satisfait pas. Pour Fujioka, le succès domestique et même européen n'est pas l'objectif ultime. L'objectif, depuis toujours, c'est l'Amérique — et pour l'atteindre, il a déjà fondé en 1975 l'instrument de cette ambition.
Telecom Animation Film — la machine transpacifique
En 1975, Fujioka fonde Telecom Animation Film (テレコム・アニメーションフィルム), filiale conçue dès l'origine pour les marchés occidentaux, à un moment où la sous-traitance internationale devient un modèle économique central. Telecom ne démarre réellement sa production qu'après la restructuration de 1977.
Telecom devient rapidement l'un des ateliers d'animation les plus techniquement réputés du monde. La filiale anime des épisodes de Lupin III Part II, contribue au Château de Cagliostro, et travaille pour les grands donneurs d'ordre américains : Filmation (The New Adventures of Zorro), DiC, puis Disney Television Animation (DuckTales 1987, Inspector Gadget 1983) et Warner Bros. (Tiny Toon Adventures, Animaniacs, Batman: The Animated Series).
Telecom est aussi un foyer de formation. C'est dans cette filiale que Miyazaki forme de jeunes animateurs au début des années 1980, et que se cristallise l'expertise d'animation « pleine » (full animation) à l'occidentale qui distinguera durablement le studio. Mais Telecom a, dans l'esprit de Fujioka, une raison d'être supérieure à toutes les autres : produire le film qui ouvrira à l'animation japonaise le marché américain. Ce film, c'est Little Nemo.
Little Nemo — le rêve qui a tout dévoré
Little Nemo in Slumberland est le comic strip de Winsor McCay, chef-d'œuvre onirique du début du XXe siècle, si célèbre aux États-Unis que deux adaptations en avaient été envisagées du vivant de Walt Disney. C'est précisément ce prestige américain qui en fait, aux yeux de Fujioka, le véhicule idéal de sa conquête transpacifique.
Au printemps 1981, Fujioka lance le projet après avoir sécurisé un investissement de quatre milliards de yens auprès de la société de crédit à la consommation Lake. La stratégie est claire : un film conçu dès l'origine comme une coproduction nippo-américaine, adossé aux plus grands noms d'Hollywood.
Le défilé des géants
Fujioka approche d'abord George Lucas, alors au sommet absolu avec Star Wars et Indiana Jones, pour coproduire. Lucas décline, jugeant le scénario initial problématique. Fujioka approche Chuck Jones (Looney Tunes) : refus également. Sur recommandation de Lucas, il se tourne vers le producteur Gary Kurtz (producteur de Star Wars et L'Empire contre-attaque), qui accepte et engage Ray Bradbury comme scénariste. En février 1982, une coentreprise nippo-américaine, Kineto TMS, est créée entre TMS et la société de Kurtz.
Fujioka fait également venir Frank Thomas et Ollie Johnston — deux des « Nine Old Men », les animateurs légendaires des débuts de Disney — comme conseillers, pour produire une full animation de qualité Disney. Douze membres du staff japonais, dont Isao Takahata, Hayao Miyazaki, Yasuo Ōtsuka, Yoshifumi Kondō et Kazuhide Tomonaga, traversent le Pacifique pour se former à l'animation de personnages à l'américaine.
« Lorsqu'ils virent les esquisses de Miyazaki, ils furent décontenancés : "Nous n'avons rien à leur apprendre." »
Wikipedia EN · Little Nemo: Adventures in Slumberland
en.wikipedia.org/wiki/Little_Nemo:_Adventures_in_Slumberland
L'enfer du développement
Le projet sombre dans l'un des development hell les plus célèbres de l'histoire de l'animation. Miyazaki et Takahata sont les deux candidats japonais à la réalisation. Mais Fujioka n'a aucune autorité sur les scénarios, contrôlés côté américain par Kurtz, qui rejette systématiquement les propositions de Miyazaki. Frustré, Miyazaki quitte Telecom le 22 novembre 1982. Détail d'une portée historique majeure : les idées rejetées par Kurtz — « l'histoire d'un jeune homme transformé en bête et d'une princesse à l'ère des guerres provinciales », un récit d'extermination de démons avec une princesse et son loup — deviendront Princesse Mononoké et nourriront Nausicaä de la Vallée du Vent.
Takahata rejoint le projet juste après le départ de Miyazaki, tente une approche inspirée de Peter Pan et de Max et les Maximonstres, puis abandonne. Yoshifumi Kondō réalise un film-pilote en 70 mm fin 1984 puis quitte Telecom en mars 1985. Ray Bradbury se retire. Osamu Dezaki est appelé brièvement, réalise un autre pilote, et part lui aussi. Jean Giraud (Mœbius) rejoint le projet plus tard et, voyant les esquisses laissées par Miyazaki, demande à Fujioka pourquoi elles n'avaient pas été retenues.
La réalisation finale échoit à Masami Hata et William Hurtz. Le scénario final est crédité à Chris Columbus et Richard Outten ; la musique aux Sherman Brothers, oscarisés. Little Nemo: Adventures in Slumberland sort au Japon en 1989, aux États-Unis en 1992. Coût final : plus de cinq milliards de yens — l'un des films d'animation les plus coûteux de son temps.
La chute — l'échec, Sega, le retrait
Malgré des critiques globalement favorables, Little Nemo est un échec commercial. Le public ne suit pas. Le studio se retrouve dans de graves difficultés financières — la conséquence directe d'une décennie d'investissement dans un projet qui n'a jamais trouvé sa forme.
Les sources divergent légèrement sur la chronologie exacte du retrait de Fujioka — 1991 selon l'AVID, 1992 selon TV Tropes, certaines avançant 1989 (hypothèse réfutée par une photo d'équipe de Tiny Toons datée 1990 où Fujioka apparaît). Le fait établi : Fujioka reconnaît l'échec de Little Nemo et se retire de la direction du studio. En 1992, Sega rachète TMS. La structure indépendante que Fujioka avait fondée et dirigée pendant près de trente ans passe sous contrôle d'un groupe de jeux vidéo.
La généalogie d'entreprise se complexifie ensuite : la holding devient Tokyo Movie Kyokuichi en 1991, fusionne avec Kyokuichi (ancienne entreprise textile, affiliée Sega) en 1995, absorbant TMS dans le processus ; en 2000, l'ensemble est rebaptisé TMS Entertainment Co., Ltd. Yutaka Fujioka meurt le 30 mars 1996, à 68 ans — un an avant que le nom même de sa création ne soit définitivement transformé.
Il avait passé trente ans à vouloir conquérir l'Amérique avec un seul film. Le film a coûté son studio. Et le studio, devenu marque d'un groupe de jeux vidéo, a continué sans lui.
Héritage — le passeur transpacifique
L'héritage de Fujioka est paradoxal et immense. Le projet qui l'a ruiné est aussi celui qui a le plus profondément structuré l'animation japonaise moderne.
1. Le formateur involontaire de Ghibli
En envoyant Takahata, Miyazaki, Ōtsuka, Kondō et Tomonaga se former à l'animation Disney pour Little Nemo, Fujioka a offert à la future équipe Ghibli une exposition décisive aux techniques de la full animation occidentale. Plus encore : c'est la frustration de Miyazaki sur ce projet qui a fait germer Nausicaä et Mononoké. Sans l'échec créatif de Little Nemo, deux des plus grandes œuvres de l'histoire de l'animation n'existeraient pas sous leur forme connue.
2. L'architecte de l'expertise transpacifique japonaise
Telecom Animation Film, créé par Fujioka, reste l'un des ateliers les plus techniquement réputés du monde. La compétence japonaise à produire pour Disney et Warner — DuckTales, Batman: The Animated Series, Tiny Toons, Animaniacs — passe en grande partie par la structure et la doctrine que Fujioka a posées. Il est, avec Tōru Hara (Topcraft) et dans une moindre mesure les fondateurs de Pacific Animation, l'un des trois grands « passeurs transpacifiques » de l'animation japonaise.
3. Le pendant tragique de Tōru Hara
La mise en regard avec Tōru Hara est éclairante. Tous deux ont fondé des studios structurants (Topcraft, Tokyo Movie) ; tous deux ont misé sur le marché américain ; tous deux ont perdu le contrôle de leur structure. Mais là où Hara prônait la prudence budgétaire et fut écarté pour cela, Fujioka a engagé son studio entier dans un pari démesuré et l'a perdu. Les deux trajectoires dessinent les deux faces d'une même question : comment l'animation japonaise pouvait-elle exister face à l'Amérique — par la prudence de l'artisan ou par l'ambition du conquérant ?
Hara a perdu son studio pour avoir voulu rester petit. Fujioka a perdu le sien pour avoir voulu devenir immense. Entre les deux, toute l'histoire économique de l'animation japonaise.
Articles connexes dans le corpus SAKUGAART
- La fiche studio TMS Entertainment, sa création, et la matière sur Le Château de Cagliostro.
- Le portrait de Tōru Hara, son pendant tragique (Topcraft) — diptyque thématique.
- Les portraits de Hayao Miyazaki, Isao Takahata et Yoshifumi Kondō, formés sur Little Nemo.
- Les fiches Cobra (Fujioka producteur), Lady Oscar, Detective Conan et Yoyogi Art Planning — même écosystème TMS.
- Article à produire : fiche film Little Nemo: Adventures in Slumberland · portrait Osamu Dezaki · fiche Telecom Animation Film.
Filmographie sélective comme producteur / fondateur
| Année | Œuvre | Rôle / structure |
|---|---|---|
| 1964 | Big X | 1ʳᵉ production Tokyo Movie |
| 1965-69 | Obake no Q-Tarō · Perman · Kaibutsu-kun | Production (avec A Production) |
| 1968 | Kyojin no Hoshi (Star of the Giants) | Production |
| 1971-80 | Lupin III (séries I et II) | Production Tokyo Movie / TMS |
| 1979 | Lupin III : Le Château de Cagliostro | Production · réal. Miyazaki |
| 1979-80 | La Rose de Versailles (Lady Oscar) | Production TMS |
| 1980 | Ashita no Joe 2 (film) | Production · réal. Dezaki |
| 1981 | Ulysse 31 (coprod. DiC France) | Production TMS |
| 1982 | Space Adventure Cobra — Le Film | Producteur · réal. Dezaki |
| 1983 | Golgo 13 (film) | Production |
| 1985 | Lupin III : Legend of the Gold of Babylon | Producteur |
| 1988 | Akira | Production (orbite TMS) |
| 1989 | Little Nemo: Adventures in Slumberland | Producteur · instigateur |
| années 80-90 | DuckTales · Tiny Toons · Batman TAS · Animaniacs | Production occidentale (Telecom) |
Sources & références
- Ghibli Fandom — Yutaka FujiokaBiographie · chronologie d'entreprise
- Lupin III Wiki — Yutaka FujiokaParcours · Tokyo Ningyo Cinema
- TV Tropes — TMS EntertainmentMOM Production · retrait 1992 · Telecom
- All The Tropes — TMS EntertainmentTelecom 1975 · marchés occidentaux
- Wikipedia EN — Little Nemo: Adventures in SlumberlandLucas · Kurtz · Bradbury · Miyazaki · Mœbius
- AVID — Tokyo Movie ShinshaRetrait Fujioka 1991 · rachat Sega
- IMDb — Yutaka Fujioka (biographie)Naissance Wakayama · filmographie
- TMDB — Yutaka FujiokaDates · fondation TMS
- Wikipédia FR — TMS EntertainmentA Production · contexte Fujiko Fujio · Little Nemo
Note méthodologique. Yutaka Fujioka n'a pas fait l'objet d'une biographie de référence accessible en français ou en anglais ; aucune interview substantielle traduite n'est disponible. Le portrait résulte de la convergence des sources citées. Les dates de fondation (Asahi Gloves 22 octobre 1946, Tokyo Movie 1964, restructuration TMS 1976-1977, Telecom 1975) sont attestées par plusieurs sources convergentes. Le lieu de naissance (Wakayama) repose principalement sur la fiche biographique IMDb et mériterait confirmation par une source japonaise primaire. La chronologie exacte du retrait de Fujioka diverge selon les sources (1991 selon l'AVID, 1992 selon TV Tropes, hypothèse 1989 explicitement réfutée) ; l'article retient la fourchette 1991-1992 en signalant la divergence. Le récit du development hell de Little Nemo (implication de Lucas, Jones, Kurtz, Bradbury, Miyazaki, Takahata, Kondō, Dezaki, Mœbius) suit la synthèse de Wikipedia EN, elle-même fondée sur des sources japonaises ; les détails de datation interne (départ de Miyazaki le 22 novembre 1982) en sont issus et gagneraient à être recoupés en source primaire japonaise. Cet article constitue, à notre connaissance, la première synthèse biographique francophone substantielle consacrée à Fujioka.
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